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En 2050, la France métropolitaine compterait entre 61 et 79 millions d’habitants
Document sans titre
Par Isabelle Robert-Bobée,
Insee
En 2050, la France métropolitaine
compterait entre 61 et 79 millions d’habitants selon les hypothèses
de fécondité, de mortalité et de migrations retenues.
D’après le
scénario central, qui suppose la poursuite des tendances démographiques
récentes, la France métropolitaine compterait 70 millions d’habitants
en 2050, soit 9,3 millions de plus qu’en 2005. La population augmenterait
sur toute la période projetée, mais à un rythme de moins
en moins rapide. La population vieillissant, le nombre de décès
augmente fortement et dépasserait vers 2045 le nombre des naissances.
Le solde migratoire de 100 000 entrées nettes par an introduit en projection
compenserait ce déficit naturel, permettant ainsi la croissance démographique.
En 2050, près d’un habitant sur trois aurait plus de 60 ans, contre
un sur cinq en 2005.
Les proportions de jeunes
et de personnes d’âges actifs diminueraient. Au 1er janvier 2050,
la France compterait alors sept habitants âgés de 60 ans ou plus
pour dix habitants de 20 à 59 ans. Ce ratio aurait presque doublé
en 45 ans.
Ces résultats sont
sensibles aux hypothèses retenues, mais aucun scénario ne remet
en cause le vieillissement de la population métropolitaine d’ici
2050. Il resterait toutefois moins marqué que celui de la plupart des
pays européens.
Les projections de la population
de la France métropolitaine établies en 2006 par l’Insee
simulent chaque année, selon la méthode dite des composantes (cf.
encadré 1), le nombre d’hommes et de femmes de chaque âge
sur la base d’hypothèses relatives à l’évolution
des trois composantes des variations de population que sont la fécondité,
la mortalité et les
migrations : d’une année à l’autre, la population
évolue en fonction des décès, des naissances et des mouvements
migratoires (entrées et sorties du territoire). Les projections couvrent
la période du 1er janvier 2005 au 1er janvier 2050.
Pour chaque composante
du mouvement de la population, trois hypothèses ont été
retenues : une hypothèse centrale, qui prolonge les tendances passées,
une hypothèse haute et une hypothèse basse.
Trois hypothèses
de fécondité : 1,7 ; 1,9 ou 2,1 enfants par femme
Le nombre de naissances
est projeté chaque année en appliquant à la population
féminine en âge de procréer (c’est-à-dire dont
l’âge atteint dans l’année est compris entre 15 à
50 ans) des taux annuels de fécondité par âge (1). Les hypothèses
sont formulées sur ces taux ou plus précisément sur l’indice
conjoncturel de fécondité (ICF). Cet indicateur est la somme des
taux
de fécondité par âge pour une année donnée.
Il représente le nombre moyen d’enfants par femme qu’aurait
une génération fi ctive de femmes ayant pendant toute leur période
féconde les conditions de fécondité par âge observée
cette année-là. L’âge moyen à la maternité
calculé à partir des taux de fécondité par âge
une année donnée représente l’âge moyen auquel
cette
génération fi ctive de femmes donne naissance à ses enfants,
tous rangs de naissance confondus.
’hypothèse
centrale (cf. encadré 2) retient un indicateur conjoncturel de fécondité
de 1,9 enfant par femme pendant toute la période projetée (cf.
graphique I). C’est le niveau moyen observé entre les années
2000 et 2005. L’âge moyen à la maternité est supposé
croître au même rythme que par le passé (tendance 1999-2005),
pour atteindre un maximum de 30 ans en 2010. Les taux projetés demeurent
constants ensuite.
L’hypothèse
centrale de fécondité suppose un maintien de l’indicateur
conjoncturel de fécondité à 1,9 enfant par femme et un
plafonnement (rapidement atteint) de l’âge à la maternité
: l’hypothèse centrale revient donc à supposer que la descendance
fi nale des1femmes (nombre moyen d’enfants mis au monde par les femmes
nées une année donnée) diminue progressivement
jusqu’à 1,9 enfant par femme (niveau projeté pour les femmes
nées après 1990). Mais pour ces générations, les
résultats sont incertains, puisqu’une grande partie de leur vie
féconde (voire la totalité) est projetée. Actuellement,
la descendance fi nale des femmes qui ont presque achevé leur vie féconde
(générations 1964-1965) est de 2,05 enfants par femme.
L’hypothèse
de fécondité haute suppose une hausse régulière
de la fécondité (cf. graphique I). L’indice conjoncturel
passerait alors à 2,1 enfants par femme en 2010 et se maintien drait
à ce niveau ensuite. Ce niveau global de fécondité correspond
à peu de chose près au seuil de remplacement des générations
(actuellement de 2,07 enfants par femme). L’âge moyen à la
maternité évolue de la même façon que sous l’hypothèse
centrale. Les différences entre variantes de fécondité
et hypothèse centrale
s’interprètent alors aisément : l’hypothèse
haute de fécondité conduit à un nombre annuel de naissances
plus élevé et donc à une population plus nombreuse et plus
jeune.
’hypothèse
de fécondité basse suppose à l’inverse une baisse
régulière de la fécondité (cf. graphique I). L’indice
conjoncturel passerait alors à 1,7 enfant par femme en 2010 et se maintiendrait
à ce niveau ensuite. Ce serait le niveau le plus bas observé en
France depuis 1930 (1,66 enfant par femme en 1993 et 1994) mais aussi le symétrique
du niveau retenu pour l’hypothèse haute (les variantes de fécondité
fl uctuent de plus ou moins 0,2 enfant par femme par rapport à l’hypothèse
centrale). L’âge moyen à la maternité évolue
de la même façon que sous l’hypothèse centrale. L’hypothèse
basse de fécondité conduit à un nombre annuel de naissances
plus bas et donc à une population moins nombreuse et plus âgée
que l’hypothèse centrale.
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de l'insee, cliquez-ici
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Projections démographiques pour la France et ses régions : vieillissement de la population et stabilisation de la population active
Document sans titre
Après chaque campagne
de recensement, l’Insee réalise de nouvelles projections de population
et produit des projections dérivées : projections de population
à l’échelle des régions, projection de population
active, projection du nombre de ménages. Ce dossier d’Économie
et Statistique contient trois articles présentant les principaux résultats
de ces nouvelles projections, fondées sur les deux premières vagues
des enquêtes annuelles de recensement de 2004 et 2005.
Le dossier publié
dans Économie et Statistique en 2002, à la suite du recensement
de 1999, était titré « Perspectives démographiques
et marché du travail : une nouvelle donne » (Blanchet et Lerais,
2002). Le principal résultat de ces projections portait sur le retournement
progressif de la population active : le scénario démographique
central conduisait à une diminution de la population âgée
de moins de 60 ans, ce qui impliquait une diminution de la population active
dans la plupart des scénarios. Six ans plus tard, les projections de
population pour 2050 ont été fortement revues à la hausse.
Dans le scénario central, la population de la France métropolitaine
augmente continûment d’ici 2050 et atteint 70 millions de personnes.
Dans les précédentes projections, publiées en 2001, l’hypothèse
centrale aboutissait à 64 millions, soit 6 millions de moins, et la population
diminuait à partir de 2040. Le résultat principal des projections
précédentes est cependant confi rmé : le nombre de personnes
âgées de plus de 60 ans va considérablement augmenter. Les
nouvelles projections de population active tiennent compte de ce changement
et tablent maintenant sur une population active stable entre 2015 et 2050. De
même, les projections régionales sont revues à la hausse
: d’après le nouveau scénario central, la population en
2030 est plus importante que dans les projections précédentes
pour 19 régions sur 22, la hausse dépassant 9 % dans 8 régions
qui cumulent hausse de la fécondité et augmentation du solde migratoire.
Avant de décrire
plus précisément ces nouvelles projections, la présentation
de ce dossier est l’occasion de revenir brièvement sur le principe
des projections, leurs objectifs et les hypothèses qui les fondent.
À quoi servent
les projections ?
Les projections ne servent
pas à prévoir l’avenir, mais à s’y projeter.
Elles sont fondées sur des hypothèses concernant les comportements
futurs, dont on décrit les conséquences en termes de population.
Elles ne deviennent des prévisions que si l’on attribue une vraisemblance
aux hypothèses faites sur les comportements et leur évolution.
À partir d’un consensus minimum sur les hypothèses, les
résultats des projections servent de cadre général au débat
social. C’est particulièrement le cas en France où le vieillissement
de la population apparaît comme un phénomène inéluctable
dans les prochaines décennies, dont on cherche à mesurer –
pour les anticiper – les conséquences en termes de population active,
d’équilibres des systèmes de retraite, de gestion des systèmes
d’aides aux personnes âgées, de répartition spatiale
de la population, etc. Les projections peuvent conduire à modifi er les
comportements futurs, devenant ainsi des prévisions « autodestructrices
» si on cherche à échapper aux conséquences qu’elles
annoncent. Des prévisions peuvent, à l’inverse, être
autoréalisatrices, si elles entraînent un effet de suivi, comme
dans les phénomènes de prévision boursière. On trouvera
une introduction à ces questions, ainsi qu’une discussion des notions
de projection, de prévision scientifique et de manipulation dans This
(1996).
Pour lire le document
complet de l'Insee, cliquez-ici
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Déficit démographique en Europe : l’immigration est-elle la solution ?
Document sans titre
Pendant plus de deux siècles,
le continent européen a été une terre d’émigration.
Mais depuis une soixantaine d’années, la situation s’est inversée
: les pays européens se font terre d’accueil pour les migrants internationaux
et les demandeurs d’asile. La prospérité du continent et son
fonctionnement démocratique continueront d’en faire une destination
de choix. Est-ce la solution à une population démographique qui
décline? De plus en plus d’hommes politiques et universitaires en
sont persuadés.
En 2005, l’Union Européenne a atteint un pic migratoire
de 2 millions de personnes, qui ont eu pour principales destinations l’Italie
et l’Espagne.
Ces deux pays, tout comme le Royaume-Uni, figuraient au siècle dernier
parmi les principaux pays d'émigration : ils sont désormais parmi
les pays qui ont le solde migratoire (immigration-émigration) le plus
élevé au monde.
L’immigration, un élément positif pour la population
européenne
Les statistiques varient bien sûr d’un pays à l’autre
: certains nouveaux pays membres de l’UE comme la Pologne ou l'Estonie
connaissent un solde migratoire négatif, leur population émigrant
davantage que l’immigration qu’ils enregistrent.
Au niveau européen, on estime que la population immigrée représente
en moyenne 8,6% de la population totale de l'UE. Ces chiffres entretiennent
beaucoup de craintes. Pour la française Françoise Castex (Parti
Socialiste Européen), auteur d’un rapport sur l’avenir démographique
de l’Europe, il faut pourtant considérer l’immigration comme
un élément positif pour la population du continent.
Car avec une population vieillissante et un taux de fécondité
faible, on estime que d’ici 2050, près de 56 millions de travailleurs
immigrés seront nécessaires en Europe pour pallier aux besoins
de l’économie (source : Etude de la Commission européenne
d’octobre 2007). L’immigration serait donc une des solutions au
vieillissement de la population européenne.
Des réticences liées au défi de l’intégration
Pourtant, selon un sondage Eurobaromètre, seuls 4 européens sur
10 estiment que les immigrés contribuent positivement à leur pays.
L’intégration jugée insuffisante des migrants dans leur
société d’accueil jette ainsi une ombre sur le phénomène
d’immigration.
Pour contrer les opinions xénophobes, le rapport de Françoise
Castex plaide pour une approche claire et raisonnée de l’immigration.
Les immigrés doivent obtenir une sécurité légale
et sociale, tandis qu’il faut particulièrement surveiller et pénaliser
les trafiquants humains et employeurs peu regardants sur les papiers de leurs
travailleurs.
Une « carte bleue » pour les immigrants hautement qualifiés
Pour attirer les personnes qualifiées et encourager leur immigration,
l’Union Européenne envisage de créer un permis de travail
spécial, sous forme de « carte bleue ». Le Parlement européen
a déjà fortement soutenu ce projet dans le rapport de la députée
Lilli Gruber, adopté en septembre dernier. Car les députés
estiment que le marché européen du travail est bien demandeur
d’une immigration légale bien gérée.
L’expérience de l’Espagne et de l’Irlande est à
ce titre parlant : leur croissance économique des années 1999-2005,
supérieure à la moyenne européenne, est étroitement
liée à l’afflux massif de travailleurs étrangers.
Immigration légale vs. immigration clandestine
Le problème de l’immigration clandestine semble pourtant occulter
les bénéfices évidents d’une immigration bien gérée.
Si les chiffres sur l’immigration illégale au sein de l’UE
sont controversés, on peut néanmoins avancer une estimation entre
4.5 et 8 millions d’illégaux sur le sol européen.
Pour le député espagnol Javier Moreno Sanchez, auteur d’un
rapport à ce sujet, il importe de ne pas traiter les immigrés
illégaux venus de pays tiers comme des criminels : beaucoup d’entre
eux ont risqué leur vie pour venir chercher en Europe leur liberté
ou leurs moyens de subsistance.
Entre contenir l’arrivée massive de clandestins sur le sol européen
et encourager l’immigration légale (notamment des personnes qualifiées),
l’Union Européenne, quant à elle, se cherche une politique
de l’immigration cohérente.
Source : Parlement européen
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Belgique : Quasi 20 000 seniors en plus chaque année
Document sans titre
• La Belgique compte
presque 2,4 millions de personnes de plus de 60 ans : quasi 20 000 en plus chaque
année
• Le nombre de personnes très âgées (80 ans et plus)
connaît une augmentation rapide : 8 000 en plus chaque année
• Deux personnes très âgées sur trois sont des femmes
• Un senior sur deux n’a pas dépassé l’enseignement
primaire
• Les seniors sont plus heureux que les jeunes
• On divorce de plus en plus souvent à un âge avancé
• Le groupe des seniors divorcés a doublé en 15 ans
• Les seniors masculins ont davantage de loisirs que les seniors féminins
• Un senior sur sept part en vacances cinq fois ou plus par an
• Sept seniors sur dix possèdent un gsm
• Un senior sur dix ne voit pas chaque semaine quelqu’un
La Direction générale
Statistique et Information économique du SPF Economie a rassemblé
un certain nombre de faits et de chiffres pertinents au sujet des seniors.
Début 2007, la Belgique
abritait 2,36 millions de personnes de plus de soixante ans contre 2,06 millions
en 1991 ce qui représente une croissance moyenne de 18 900 unités
par an. La part des personnes très âgées (personnes de 80
ans et plus)
dans le groupe des seniors est à la hausse. Au 1er janvier 2007, elles
étaient 484 000 contre 353 000 à la même date en 1991, soit
une augmentation de plus d’un tiers (plus 37%).
Les seniors se marient
aussi, et même plus qu’avant. Bien que l’espérance
de vie des femmes soit supérieure à celle des hommes, les hommes
âgés continuent de choisir des femmes (parfois nettement) plus
jeunes.
Si le mariage à un
âge avancé devient plus fréquent, le divorce aussi. Dans
la tranche d’âge des soixante ans et plus, on dénombre d’ailleurs
plus de divorces que de mariages.
Le niveau d’instruction
des personnes âgées est plus bas que celui du reste de la population.
Une personne de plus de 65 ans sur deux a obtenu au maximum un diplôme
de l’enseignement primaire.
En chiffres absolus, il
y a davantage de seniors actifs que vingt ans auparavant mais en pourcentage,
la tendance est à la baisse. Les seniors sont deux fois plus nombreux
à travailler que leurs homologues féminines. Plus de trois actifs
âgés sur quatre ont le statut d’indépendant, alors
que les indépendants ne représentent même pas un sixième
de la population occupée totale.
Le vieillissement va devenir
une question importante dans les prochaines décennies. Au début
des années nonante, pour une personne de 65 ans ou plus, la population
comptait quatre personnes âgées de 20 à 65 ans. Cette proportion
passera à une personne sur trois en 2020 et même à une sur
deux en 2040. La Région flamande sera davantage confrontée au
vieillissement que les deux autres ; des trois, la Région de Bruxelles-Capitale
sera celle qui le subira le moins. Trois seniors sur quatre sont propriétaires
de leur logement. Les seniors possèdent plus souvent que le reste de
la population une ligne téléphonique fixe,
un téléviseur, une machine à coudre ou un mobil home et
sont plus fréquemment propriétaires d’une seconde résidence.
Par contre, ils sont moins nombreux à avoir une voiture, un pc, une connexion
Internet, un four à micro-ondes ou un gsm.
Toutefois, sept seniors
sur dix possèdent déjà un gsm. Les plus de 60 ans ont dépensé
en moyenne € 19.087 en 2005. Les seniors dépensent surtout moins
en tabac, vêtements, chaussures, meubles, véhicules et pour la
culture, la détente et l’enseignement. Par contre, ils consacrent
plus d’argent à l’alimentation, aux boissons, au logement,
au chauffage, à l’éclairage et
à l’eau, aux gros appareils ménagers et à la santé.
Les seniors masculins boivent
un peu moins de bière que la moyenne masculine. Les personnes âgées
boivent peu d’eau minérale et la consommation de boissons rafraîchissantes,
qui est fortement liée à l’âge, est nettement plus
faible chez les
plus de soixante ans.
Un senior de 65 à
74 ans sur six et un senior de 75 ans et plus sur dix fume. C’est largement
en dessous de la moyenne générale qui s’élève
à plus d’une personne sur quatre. Pourtant, parmi les 65-74 ans,
près d’une personne sur deux et d’une personne sur trois
chez les 75 ans et plus ont déjà fumé. Nombreux sont donc
ceux qui ont arrêté.
Plus leur niveau d’instruction
est faible, plus les personnes ont des problèmes de santé. Bronchites
chroniques, infarctus et autres maladies cardiaques graves surviennent plutôt
chez les hommes tandis qu’une tension élevée, l’usure
des articulations et l’ostéoporose frappent davantage les femmes.
La bronchite chronique, le diabète, les infarctus et les autres maladies
cardiaques graves augmentent jusqu’à l’âge de quatre-vingts
ans, pour stagner ensuite. Bonne nouvelle : près de la moitié
des plus de soixante-cinq ans ne signale aucune déficience physique.
Ces dernières années,
le nombre de personnes atteintes de démence a crû au rythme de
deux mille unités par an. De manière générale, cette
maladie est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.
Seule une personne de plus
60 ans sur trois part en vacances, contre deux personnes sur trois dans le reste
de la population. Par contre, les seniors qui partent en vacances le font généralement
plus souvent que les autres Belges.
Les hommes âgés
ont une bonne heure de loisirs en plus que les femmes. Chez les seniors, les
femmes consacrent beaucoup plus de temps aux tâches ménagères
que les hommes.
Les seniors masculins consacrent
plus de temps aux déplacements que les femmes. Les hommes utilisent proportionnellement
plus souvent la voiture, le vélo, le vélomoteur, la moto ou le
scooter. Les femmes, quant à elles, optent plus souvent pour les transports
en commun et les déplacements à pied. Les seniors sont plus heureux
que les jeunes. Les différences sont statistiquement significatives,
et plus marquées chez les hommes que chez les femmes. Les plus heureux
apparaissent être les personnes dans la catégorie d’âge
de 66 à 75 ans. Ensuite, le sentiment de bonheur tend à s’effriter
quelque peu.
Les seniors sont un peu
moins satisfaits de leurs contacts sociaux que le reste de la population. Un
senior sur dix ne voit pas chaque semaine quelqu’un. Résider en
institution ou en ville réduit le nombre de contacts sociaux.
Source : FOD Economie, KMO,
Middenstand en Energie
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Guillaume Fernandez : "Sociologue formateur à l’UBO"
Par Guillaume
fernandez est docteur en sociologie et membre de l'atelier de recherche sociologique
de l'UBO.
Les enjeux démographiques
et sociologiques du vieillissement
Notre époque s’interroge
beaucoup sur les « personnes âgées » et réfléchit
sur leur place dans la société, sur le « problème
» que constitue la vieillesse, et sur les bonnes manières de le
prendre en charge. Cette réflexion touche à des domaines très
divers qui sont à la fois d’ordres démographiques, sociaux,
économiques, politiques, juridiques, culturels, etc.
Pourquoi ces interrogations
aujourd’hui et cette réflexion sur cet âge de la vie ?
Plusieurs raisons peuvent
être avancées à cela. Bien sûr le désormais
célèbre problème des retraites vient à l’esprit
de chacun quand on aborde la question de la vieillesse aujourd’hui, et
il est vrai que le vieillissement de la population pose un certain nombre de
difficultés à nos systèmes sociaux. Mais je plaiderais
que ce n’est peut-être pas le problème le plus fondamental
et pas la cause principale de notre intérêt actuel pour le vieillissement.
Ce n’est en tout cas pas sous cet angle que nous aborderons la question
ici.
De façon plus globale,
nous partirons de l’idée que si la société se préoccupe
tellement du vieillissement, c’est parce qu’elle ne sait pas très
bien comment réagir devant ce phénomène. La vision que
nous avons collectivement de cet âge de la vie, après une période
de très grands changements, a perdu de sa précision et de sa simplicité
et nous n’avons plus les clés sociales et culturelles pour l’appréhender.
Il est facile de noter que les différents discours qui circulent sur
la question oscillent aujourd’hui entre une vision positive qui se félicite
des gains d’espérance de vie, vus comme une sorte de « victoire
de la longévité » et une vision plus négative qui,
tout de suite après le cri de victoire, s’empresse d’imaginer
tous les problèmes que va poser immanquablement la présence de
tant de personnes âgées.
La vieillesse est donc prise
dans ce paradoxe où, de plus en plus présente socialement avec
une augmentation forte du nombre de personnes vivant aux âges les plus
élevés, elle est aussi de plus en plus difficile à appréhender.
Autrement dit, bien qu’ayant parmi nous et autour de nous de plus en plus
de personnes âgées, nous les connaissons peut-être de moins
en moins bien et nous ne savons pas très bien comment nous situer par
rapport à elles. Il semble d’ailleurs qu’elles-mêmes
ne savent pas très bien définir leur place.
Les enquêtes montrent
régulièrement que les vieilles personnes ressentent aussi l’ambivalence
de leur situation, prises entre la revendication du droit à profiter
pleinement d’une retraite méritée après une longue
vie de travail, et le regret parfois de n’être pas plus utile après
le départ à la retraite. Elles en montrent aussi la fragilité
et combien le bien-être d’une personne âgée tient parfois
à peu de choses et peut se détériorer très vite
quand son entourage proche se transforme.
C’est à ces
différents points que nous proposons de réfléchir ensemble
en traitant de la transformation de la vieillesse et en faisant un point sur
les modes de vie des personnes âgées aujourd’hui dans leur
nouvelle complexité.
Par Guillaume
fernandez est docteur en sociologie et membre de l'atelier de recherche sociologique
de l'UBO.
Il est formateur
chargé d'enseignement au service de formation continue de l'université
de Bretagne Occidentale il intervient beaucoup auprès de professionnels
du travail social et de la santé qui se forment aux questions spécifiques
du vieillissement et du handicap.
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Le déficit démographique européen : une société qui s'étiole ?
Document sans titre
L'Europe, par bien des aspects,
est forte. Les récents élargissements et la croissance économique
de l'Union européenne maintiennent sa position sur la scène mondiale
et l'Union vit en paix et en prospérité. Le spectre du déficit
démocratique s'en est allé, vient celui du déficit démographique.
Les nouveaux défis du vieillissement de la population sont au cœur
des réflexions du Parlement européen. Voici un premier état
des lieux démographiques d'une Europe vieillissante…
En 1950, nous étions 2,5 milliards de terriens. Nous
sommes 6,6 milliards aujourd'hui et notre planète bleue devrait compter
un peu plus de neuf milliards d'habitants en 2050. Il y a un siècle,
l'Europe représentait 15% de la population mondiale : soit trois fois
plus que sa part espérée pour 2050. Le contraste est d'autant
plus frappant que les pays en développement connaissent une forte croissance
démographique : ils fournissent 95% de l'augmentation de la population
mondiale.
Bye-bye baby boom ! Bonjour papy boom
C'est mathématique : pour assurer le renouvellement des générations,
le taux de fertilité doit être de 2,1 enfants par femme. Or, la
moyenne européenne est de 1,52. La conséquence immédiate
en est un déficit démographique: le nombre de décès
dépasse celui des naissances.
Cette chute de la fertilité se produit après les décennies
très fertiles de l'après-Seconde guerre mondiale, la fameuse période
du "baby-boom". Maintenant que ces "baby-boomers" atteignent
peu à peu l'âge de la retraite, la proportion des personnes âgées
devant être soutenues par les classes d'âges laborieuses va croître
de manière significative.
Comme l'expliquait le Commissaire européen Vladimir Špidla en octobre
2006, « il y a, aujourd'hui, dans l'UE, quatre personnes en âge
de travailler pour chaque personne de plus de 65 ans. En 2050, ce ratio passera
à deux actifs pour chaque retraité".
L'UE en 2050: une maison de retraite à ciel ouvert ?
L'âge moyen d'un citoyen de l'Union européenne est de 39 ans. Il
devrait être de 49 ans en 2050, avec 11,4% d'octogénaires. En effet,
l'espérance de vie, et c'est une bonne chose, s'allongerait de six ans
pour les hommes et de cinq ans pour les femmes, en raison des progrès
significatifs en matière sociale, économique et médicale.
On vieillit bien, dans l'Union européenne, si l'on compare au reste du
monde.
Mais les populations âgées requièrent davantage de soins,
donc de dépenses de santé, ce qui a des conséquences sur
le financement des mécanismes de solidarité nationale ainsi que
sur celui des retraites. De plus, les changements démographiques qui
structurent une société influencent le dynamisme économique,
l'innovation et la créativité. Entre 2031 et 2050, la croissance
du PIB de l'UE perdrait 1,2%par le simple fait de l'évolution de l'âge
du capitaine (et de celui de l'ensemble de l'équipage, d'ailleurs).
Les différences en matière de compétitivité seront
encore plus flagrantes, dans les années à venir, lorsqu'elles
seront comparées avec les performances économiques des régions
du monde connaissant une croissance démographique.
Quels remèdes avec quelles conséquences ?
Il existe trois pistes pour atténuer le déficit démographique
de l'Union européenne. La première consiste à recourir
à l'immigration. Toutefois, les immigrants vieillissent aussi et il seront
en droit de bénéficier de la solidarité sociale après
avoir travaillé pour l'économie européenne. Sans oublier
que les questions liées à l'immigration sont diversement accueillies
par l'opinion publique et suscitent parfois des tensions.
Une deuxième possibilité consisterait à augmenter la productivité
des actifs, en allongeant l'âge du départ en retraite. Ce n'est
pas toujours une solution bien accueillie par une population qui souhaiterait,
au contraire, davantage de loisirs et de temps libre.
Enfin, de nouvelles politiques natalistes sont envisageables, à la condition
qu'elles ne remettent pas en cause les progrès accomplis (et ceux restants
à accomplir) en matière d'égalité des genres. En
d'autres termes, il s'agirait d'inciter les femmes à donner naissance
à davantage de bébés, sans les renvoyer à la maison.
L'action du Parlement européen
Même s'ils n'ont pas (encore ?) trouvé la formule de l'élixir
de jouvence, les députés européens ne restent pas inactifs
sur ce thème, comme le révèlent les très nombreux
rapports qui traitent des conséquences du vieillissement de nos concitoyens
et des possibles mesures à prendre.
La commission parlementaire de l'Emploi et des Affaires sociales prépare
une réponse à la communication de la Commission européenne
sur les défis et opportunités des changements démographiques
(Rapport de la française Françoise Castex, groupe socialiste).
Cette même commission a adopté, en février 2006, un rapport
sur la solidarité entre les générations dans le contexte
des défis démographiques (rapport du britannique Philip Bushill-Matthews,
groupe PPE-DE).
Celle de l'industrie réfléchit sur l'amélioration de la
qualité de vie des personnes âgées via le recours aux nouvelles
technologies de l'information. Le rapport correspondant de Mme Neena Gill, députée
européenne du Royaume-Uni (groupe socialiste), devrait être voté
en commission le 19 décembre 2007.
A propos de l'immigration, la commission parlementaire des libertés civiles
a adopté, en septembre dernier, le rapport de la députée
européenne italienne Lilli Gruber (groupe socialiste) sur la migration
légale. L'une des dispositions envisage la création d'une "Carte
bleue" européenne, équivalente à la Green card américaine,
qui serait délivrée aux immigrants possédant des qualifications
professionnelles pour leur permettre de vivre et de travailler au sein de l'UE.
Dans les semaines à venir, nous vous proposerons une série d'articles
sur la manière dont le Parlement européen tente d'encourager des
actions positives pour tirer le meilleur parti de la situation démographique
de l'Union européenne. A suivre !
Par le Parlement Européen http://www.europarl.europa.eu
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Dominique Lemieux : "2030 : portrait d’un papy-boom"
Document sans titre
Par Dominique
Lemieux publié dans "Quartier
Libre : Le journal indépendant de l’Université de Montréal",
est reproduit via le site de l'Agence
de presse étudiante mondiale
La société
québécoise se métamorphose. Les cheveux grisonnent, les
rides s’additionnent et les lunettes, appareils auditifs, marchettes et
autres béquilles diverses se multiplient. Les enfants du boom des années
1940 et 1950 ont vieilli. Place au papy-boom ! Incursion dans le Québec
de demain.
Le 1er octobre, l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS) a publié une série de recommandations
pour que les villes soient plus conviviales et sécuritaires pour les
aînés. Il en est ressorti le Guide des villes amies des aînés,
dont Sherbrooke fait partie. Selon Marie Beaulieu, du Centre de recherche sur
le vieillissement de l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke,
« si le processus est bien amorcé, beaucoup reste à faire
».
Si l’on en croit le
guide et les spécialistes, d’ici 2030, les villes devraient s’être
adaptées aux nouvelles réalités. Des passages pour piétons
où le laps de temps pour traverser sera plus long côtoieront les
passerelles et les passages souterrains. Des toilettes publiques et davantage
de bancs joncheront les artères des villes. Ce sera le paradis des escaliers
mécaniques, des ascenseurs et des surfaces antidérapantes. Les
portes des maisons et les couloirs s’élargiront, les seuils surélevés
disparaîtront. Barres d’appui, bancs de douche et toilettes surélevées
deviendront choses communes dans les salles de bain.
Plusieurs villes font déjà
des efforts dans ce sens. Pour Anne-Marie Drolet, directrice montréalaise
de la Fédération de l’Âge d’Or du Québec,
la métropole a été longtemps en retard mais elle note «
l’ouverture des autorités en place ». Elle donne l’exemple
du travail fait par la Société de transport de Montréal
(STM) pour développer des services de navette entre des secteurs où
la population est plus âgée et les points d’intérêt
comme les commerces, les centres culturels… Des stratégies du genre
devraient se multiplier dans les années à venir.
Le vieux Québec
Le Québec connaît
un vieillissement de la population parmi les plus rapides de la planète.
Dans moins de 30 ans, le nombre de personnes âgées de plus de 65
ans aura doublé. Si les aînés représentent aujourd’hui
14 % de la population, ils seront 27 % en 2030, estime Hervé Gauthier,
démographe à l’Institut de la statistique du Québec.
L’âge médian passera ainsi de 39 ans aujourd’hui à
47 ans en 2030. « Les groupes d’âge appartenant aux générations
du baby-boom demeurent les plus nombreux dans l’ensemble de la population
et, selon l’évolution prévisible, ils vont le demeurer jusqu’à
un âge avancé », explique-t-il. Bientôt, il y aura
« une personne âgée pour un jeune », ajoute M. Gauthier.
Il souligne aussi que les aînés vivront encore plus vieux : la
population des 85 ans et plus pourrait être multipliée par six
au cours des 50 prochaines années. Le démographe affirme que «
les préoccupations et les besoins des aînés vont donc accaparer
l’attention de la société. »
« Le vieillissement
de la population aura quelques conséquences désagréables
», selon Jacques Henripin, fondateur du Département de démographie
de l’Université de Montréal. Les aînés deviendront
« un poids financier » pour les 18-65 ans. Les pensions publiques
et la santé seront deux secteurs à réformer, car «
le système actuel sera non viable », explique-t-il. Des solutions
? M. Henripin parle entre autres d’une révision de l’âge
de la retraite et d’une présence accrue du privé. D’après
lui, « peu importe les options, les autorités devront agir ».
Autre inquiétude
: les aînés ont l’habitude de moins dépenser que les
jeunes. Crise économique en perspective ? « Non », répond
Sylvie Jean de l’Institut de la statistique du Québec, «
les personnes âgées de demain souhaiteront continuer de consommer
et ne voudront pas modifier leur mode de vie de baby-boomers ».
Mamy-boom
Il sera nécessaire
de prendre soin de cette nouvelle génération d’aînés.
C’est du moins ce que pense Louis Plamondon, responsable du certificat
de gérontologie de l’Université de Montréal. Il s’inquiète
principalement de la condition des femmes. « Elles sont plus nombreuses,
davantage fragilisées économiquement, plus isolées et ont
une longévité plus grande. » D’ailleurs, on devrait
plutôt mentionner le phénomène du mamy-boom, puisqu’il
y aura plus de femmes aînées que d’hommes – en 2001,
il y avait 142 femmes pour 100 hommes au Québec, selon les données
fournies par l’Institut de la statistique du Québec.
Que se passera-t-il après
2030 ? Les données de l’Institut de la statistique du Québec
prévoient une décroissance de la population québécoise.
En effet, les taux d’immigration et de natalité ne seront pas suffisants
pour stabiliser la population. Le boom de natalité des années
1950 aura donc laissé des traces dans la société québécoise.
Du début… à la fin.
Par Dominique
Lemieux publié dans "Quartier
Libre : Le journal indépendant de l’Université de Montréal",
est reproduit via le site de l'Agence
de presse étudiante mondiale
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DEMOGRAPHIE - Des chiffres alarmants
Le
pays n’en finit pas de se préoccuper de son taux de natalité, et il y a de quoi.
Selon les estimations des démographes, la situation pourrait devenir catastrophique
d’ici 50-60 ans. Mais ce n’est pas tant la baisse du nombre d’habitants qui
inquiète, mais bien une population active restreinte qui dans le futur devra
subvenir aux besoins de la majorité : les retraités
“Si
l’on veut maintenir le nombre actuel d’habitants dans le pays (21,7 millions,
ndlr), chaque femme devrait avoir au moins deux enfants, dans le cas contraire
la Roumanie aura 16,7 millions d’habitants en 2050, 11,9 millions en 2075 et
seulement 8,5 millions en 2100. Il faut donc encourager les naissances par une
politique adaptée”,a déclaré mardi le président Traian Basescu lors de
la conférence internationale “Où va la population de la Roumanie”, organisée
par l’université Lucian Blaga de Sibiu. Un constat alarmant dû à plusieurs facteurs
: le vieillissement de la population, l’émigration des plus jeunes, un système
de santé médiocre. Sans parler de la mortalité infantile. A ce sujet, Traian
Basescu n’a pas hésité à réitérer que la Roumanie enregistrait “le
taux de mortalité infantile le plus élevé de l’Union européenne.”
Par ailleurs,
une étude rendue publique en début de semaine par le Fonds de l’Onu pour la
population et la Commission nationale pour la population et le développement
pointe du doigt un monde du travail qui ne prend pas suffisamment en compte
les difficultés des Roumaines désireuses de faire un enfant. Peu de crèches,
un partage du congé parental qui n’est pas pratiqué, très peu d’aides : rien
n’encourage les femmes à faire un enfant, d’autant qu’elles ne sont pas sûres
de retrouver leur travail après leur congé maternité. Une situation déjà dénoncée
il y a un an dans Lepetitjournal par Minedora Cliveti, présidente de la Comission
parlementaire pour l’égalité des chances (voir article
du 30 octobre 2006).
La
nécessité d’une politique de la démographie
Au-delà
des chiffres, c’est une véritable crise socio-économique qui attend le pays.
Car qui va payer les retraites de ceux qui ont aujourd’hui 40 ans, nés suite
à la politique nataliste radicale décrétée par Nicolae Ceausescu en 1966, obligeant
les femmes à avoir au moins quatre enfants ? En 2050, les prévisions estiment
que plus de la moitié de la population sera formée de retraités. “Le
problème est réel et le sera davantage dans 20, 25 ans, il faut une politique
de la démographie, insiste le sociologue Mircea Kivu, car
c’est la structure de la population qui est problématique (…) D’autre part,
il est bien connu que l’amélioration du niveau de vie ne garantit pas une hausse
de la fécondité, au contraire. C’est d’ailleurs la Moldavie, la région la plus
pauvre du pays, qui enregsitre le taux de natalité le plus élevé."
Peut-être
que l’obligation pour les 16-35 ans de souscrire à un fonds de retraite privé
depuis ce lundi est un pas vers la résolution du probléme. Mais cela ne sera
sans doute pas suffisant. A Sibiu, le président roumain a conclu en soutenant
que “la chute de la natalité est un sujet très
grave en Roumanie qui nous concerne tous : politiciens, l’Eglise, citoyens d’aujourd’hui
et de demain”.
Par
F.C. (www.lepetitjournal.com
- Bucarest) jeudi 20 septembre 2007
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La Russie en forte dépopulation
Document sans titre
Article isssu de
la revue Population & Avenir http://www.population-demographie.org
Pour téléchargez
la présentation de la revue, cliquez-ici
Disposant du pays le plus
vaste du monde et de ressources considérables, la Russie voudrait bien
voir utiliser à son propos le terme de « grand »
dont bénéficiait feu l’URSS. Mais sa population diminue
fortement et son poids démographique relatif dans le monde baisse encore
plus1.
La Russie a atteint un
maximum de population en 1992 avec 148,3 millions d’habitants. Depuis,
chaque année enregistre une population moindre par rapport à l’année
précédente et la dernière évaluation (2006) donne
moins de 143 millions d’habitants, soit une perte de plus de 5 millions
en quatorze ans. Quelles sont les causes d’un tel dépeuplement ?
Elles ne tiennent pas à une hémorragie migratoire puisque le solde
migratoire de la Russie est positif depuis 1974. Notons néanmoins que
cet apport migratoire est limité, 107 432 en 2005 et 128 316
en 20062, ce qui signifie un taux d’accroissement migratoire beaucoup
plus faible que celui de l’Union européenne ou des États-Unis.
1.Les naissances
et les décès en Russie

La perte de population de
la Russie provient donc du solde naturel, d’un excédent très
élevé des décès sur les naissances depuis 1992,
souvent supérieur de plusieurs centaines de milliers par an. Examinons
seulement la dernière année connue, 2006 : elle compte 146
cercueils pour 100 berceaux. Quelles peuvent être les raisons de ce déficit
naturel considérable, jamais vu en période de paix ?
D’une part, la fécondité
de la Russie est basse, inférieure à 1,5 enfant par femme depuis
1992 et les effectifs des générations en âge de procréer
ne sont pas très élevés en raison de l’histoire démographique
de la Russie.
D’autre part, la
Russie connaît une forte surmortalité, le taux de mortalité
le plus élevé de l’ensemble de l’Europe, double de
celui de la France ou des Pays-Bas. Cette surmortalité concerne tous
les âges de la vie, avec déjà un taux de mortalité
infantile plus du double de celui de l’Europe occidentale ou de l’Europe
septentrionale.
Cette surmortalité1
est encore plus marquée pour le sexe masculin, puisque son espérance
de vie à la naissance est de seulement 59 ans (76 ans au Royaume-Uni,
77 ans en France) et celui des femmes de 72 ans (81 ans au Royaume-Uni, 83 ans
en France).
Il importe enfin de noter
que la dépopulation de la Russie ne semble pas devoir s’enrayer
si l’on considère les projections puisque même celles réalisées
selon des hypothèse hautes annoncent un recul à 131 millions en
2040 et, selon les hypothèses basses, à 102 millions.
1.La population
de la Russie

Même si la Russie
reste membre permanent du conseil de Sécurité de l’ONU,
comment sa chute démographique pourrait-elle lui permettre de redevenir
un des deux « grands », alors que son poids démographique
dans le monde diminue et que ce pays va en outre souffrir d’un manque
accru de main-d’œuvre, à tous les niveaux de compétence,
l’obligeant à des accords internationaux ?
Source La revue
Population & Avenir http://www.population-demographie.org
Pour téléchargez
la présentation de la revue, cliquez-ici
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Le vieillissement en Europe : aspects biologiques, économiques et sociaux
En 2050, un Européen
sur trois aura plus de 60 ans et un sur dix plus de 80 ans : c’est la
plus grande mutation démographique de l’histoire contemporaine
du continent. Elle soulève d’ores et déjà nombre
de questions sanitaires, économiques, sociales et politiques : comment
vieillira-t-on demain ? Dans quel état de santé ? Dans quelles
conditions de vie (montants des retraites, prise en charge de la dépendance
et des dépenses de santé) ?

La seule notion d’âge
calendaire a longtemps prévalu dans l’appréhension du vieillissement
démographique. Pourtant, il n’y a pas de définition unique
de l’âge de la vieillesse, qui est susceptible de plusieurs approches,
sociale, économique, biologique. Des démographes, des économistes,
des sociologues et des médecins présentent ici des éléments
objectifs – chiffres officiels et résultats d’enquête
– ainsi que les théories et opinions de nombreux experts.
Augmentation de l’espérance
de vie sans incapacité, « vieillissement actif », nouvelles
solidarités familiales ou nécessité d’une stratégie
européenne commune : telles sont quelques-unes des pistes de réflexion
sur les actions à mettre en oeuvre pour surmonter ce choc démographique.
Ont contribué à
cette étude : Joël Ankri, Thomas Barnay, Martine Bovet, Vincent
Gourdon, Michel Grignon, Anne-Marie Guillemard, Jean- Claude Henrard, Marie-Ève
Joël, Éric Jougla, Alain Le Toullec, Jean-Pierre Michel, Jim Ogg,
Alain Parant, Gérard Pavillon, Sylvie Renaut, Stéphane Rican,
Jean-Marie Robine, Gérard Salem, Catherine Sermet et Henri Sterdyniak.
La Documentation française
29-31, quai Voltaire
75344 Paris Cedex 07
Téléphone : 01 40 15 70 00
Télécopie : 01 40 15 72 30
www.ladocumentationfrancaise.fr
Sommaire
Avant-propos
Introduction : vieillesse, vieillesses : un regard historique
Situation démographique
- Vieillissement en Europe à l'horizon 2050 : apports et limites des
projections
État de santé
- Niveau de la mortalité et causes médicales de décès
des personnes âgées dans les pays de l'Union européenne
- Pathologies et facteurs de risque chez les personnes âgées
- Dépendance, incapacités, handicap en Europe
- La recherche d'une théorie générale sur le vieillissement
de la population
Vieillissement et société
- Vivre en Europe à l'heure de la retraite : diversités et similitudes
- Solidarités familiales en Europe
- La place des seniors dans l'emploi en Europe
Vieillissement et politiques publiques
- Les systèmes de retraites en Europe face au vieillissement
- Vieillissement et dépenses de santé
- Les différents modèles de prise en charge de la dépendance
en Europe
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Les personnes en couple vivent plus longtemps
Par Rachid Bouhia,
division Enquêtes et études démographiques, Insee
À âge donné, les personnes qui vivent en
couple risquent moins de décéder que les personnes qui vivent
seules. Une fois arrivées aux grands âges, celles qui n’ont
jamais vécu en couple font exception. En revanche, à tout âge,
une séparation ou le décès du conjoint s’accompagne
d’une surmortalité, à laquelle les femmes semblent mieux
résister. Situation conjugale et risques de mortalité partagent
des origines communes. La précocité des décès de
ceux qui n’ont jamais vécu en couple résulte ainsi souvent
d’une conjonction de facteurs de santé, sociaux et professionnels
défavorables qui recoupe leur difficulté à fonder un foyer.
Les hommes et les femmes qui ont eu deux enfants ont un moindre risque de mortalité.
Les hommes vivent plus longtemps en couple
80 % des hommes et 65 % des femmes âgés de 40 à
90 ans vivent en couple. Les situations conjugales des femmes sont plus diversifiées
que celles des hommes, en particulier aux âges élevés. En
cas de rupture d’union ou de décès du conjoint, les hommes
ont davantage tendance à former un nouveau couple, en général
avec des femmes plus jeunes. Les femmes, dont l’espérance de vie
est plus élevée, restent de leur côté plus souvent
veuves. Ainsi, au-delà de 70 ans, la majorité des femmes n’est
plus en couple, contrairement aux hommes. Entre 70 et 80 ans, seule une femme
sur deux est encore en couple. Après 80 ans, 56 % d’entre elles
ont perdu leur conjoint. Aux mêmes âges, la part des hommes qui
vivent en couple est toujours supérieure à 70 %.
Parmi les 40-90 ans, 8,1 % des hommes et 8,0 % des femmes n’ont
jamais vécu en couple (source). Parmi les plus de 70 ans, la proportion
est respectivement de 7,1 % et 9,4 %. N’avoir jamais vécu en couple
est plus fréquent en bas de la hiérarchie sociale pour les hommes
et en haut pour les femmes.
À âge donné, les personnes seules
sont plus nombreuses à décéder
Les personnes qui ne vivent pas en couple ont une plus grande
mortalité quel que soit l’âge. Entre 40 et 50 ans, leur taux
de mortalité est deux à trois fois plus élevé. L’écart
se réduit ensuite au fur et à mesure de l’avancée
en âge.
Pour les hommes, cette surmortalité est plus marquée
et persiste après 80 ans. Les hommes seuls de 80 à 90 ans ont
ainsi une probabilité annuelle moyenne de décès de 100
‰, contre 88 ‰ pour ceux qui vivent en couple. Chez les femmes,
la surmortalité touche surtout celles très âgées
qui sont séparées : entre 80 et 90 ans, leur taux de décès
dans l’année s’élève à 54 ‰ contre
50 ‰ pour celles qui sont toujours en couple.
Le célibat continu coïncide avec une plus
faible mortalité aux très grands âges...
Ne pas être en couple à un âge donné
peut résulter d’un célibat continu, du décès
du conjoint ou d’une séparation. Les personnes qui n’ont
jamais vécu en couple se distinguent des autres. Si les personnes seules
meurent davantage que celles qui vivent en couple, celles qui n’ont jamais
vécu en couple font exception à partir d’un certain âge,
surtout les hommes : le risque de décéder dans l’année
des hommes de plus de 80 ans qui n’ont jamais vécu en couple est
de 77 ‰ au lieu de 88 ‰ pour les hommes en couple. Pour les femmes,
il est de 47 ‰ au lieu de 50 ‰.
De plus, alors que la surmortalité baisse régulièrement
avec l’âge pour les personnes n’ayant jamais vécu en
couple, il n’en est pas de même pour les veufs et pour les personnes
séparées, notamment pour les femmes. Pour eux, la surmortalité
par rapport aux personnes en couple, mesurée par le rapport des probabilités
annuelles moyennes de décès, n’évolue pas de façon
homogène. Elle baisse moins rapidement. Pour les femmes, elle augmente
même légèrement pour les 70-80 ans.
La combinaison de deux effets explique cette différence.
Un « effet de sélection » joue pour tous, ceux qui n’ont
jamais vécu en couple, les veufs, les séparés : les personnes
les plus fragiles meurent plus tôt que les autres si bien que seules survivent
aux grands âges les personnes les moins fragiles. Cet effet tend à
atténuer la surmortalité au cours du temps. Pour les veufs et
les personnes séparées s’y ajoute un « effet de choc
» : le passage de la vie en couple à une situation de vie seule
expose à des risques de décès plus élevés.
Pour ceux ayant perdu leur conjoint, la surmortalité peut également
résulter d’un mauvais état de santé en lien avec
celui du défunt (maladies communes, etc.) ou du partage d’un mode
de vie présentant un niveau élevé de risques. Cependant,
la remise en couple, que ce soit après un décès ou une
rupture, replace l’individu dans un cas aussi favorable que ceux qui n’ont
connu qu’une seule union.
... mais recoupe des caractéristiques qui augmentent
le risque de décès plus jeune
Différents facteurs expliquent à la fois les différences
de mortalité et de situation matrimoniale au cours de la vie : la catégorie
sociale, le niveau d’éducation, l’état de santé
physique et psychique, etc. De ce fait, les différences de taux de mortalité
à âge donné selon la situation conjugale ne reflètent
pas uniquement l’effet de cette situation conjugale.
Toutefois, à caractéristiques comparables, les
hommes n’ayant jamais vécu en couple ont, entre 40 et 60 ans, une
mortalité supérieure à celle des hommes en couple. Pour
les quadragénaires en célibat continu, le rapport des risques
de décès est de 1,8 : leur risque de décéder dans
l’année est donc presque double de celui d’une personne de
mêmes caractéristiques mais vivant en couple. Entre 50 et 60 ans,
ce rapport des risques diminue jusqu’à 1,4 pour les hommes et 1,7
pour les femmes. Il est ensuite proche de 1. Vers 80 ans, les hommes qui n’ont
pas vécu en couple peuvent même espérer vivre plus longtemps.
La prise en compte de la catégorie sociale, du niveau
d’éducation, du nombre d’enfants et du fait d’être
propriétaire ou locataire ne modifie donc pas les disparités observées
en comparant directement les taux de mortalité, mais elle réduit
le risque de surmortalité imputé au fait de ne pas être
en couple, en particulier pour les personnes qui n’ont jamais vécu
en couple.
Cette atténuation rappelle que la surmortalité
au sein de la catégorie des individus en célibat continu est ainsi
amplifiée par la présence de personnes qui cumulent les difficultés.
Un état de santé dégradé, l’exclusion du marché
du travail ou des conditions de vie précaires interagissent et s’imbriquent
avec la difficulté de se mettre en union.
Chez les femmes, la prise en compte d’autres caractéristiques
réduit moins les rapports des risques entre celles en couple et celles
qui ne l’ont jamais été. Les femmes qui n’ont jamais
été en couple appartiennent en effet plus souvent à des
milieux sociaux plus favorisés (cadres et professions intellectuelles
supérieures), qui ont un effet protecteur. Toutefois, leur surmortalité
s’estompe plus tardivement, vers 70 ans, et les survivantes aux grands
âges ne semblent pas bénéficier de bienfaits particuliers
par rapport aux femmes qui sont dans d’autres situations conjugales.
La surmortalité après une rupture d’union
est plus élevée chez les hommes
La surmortalité liée au choc suivant une séparation
ou le décès du conjoint est légèrement plus élevée
pour les hommes que pour les femmes, surtout aux âges les plus jeunes
(entre 40 et 70 ans). Cet écart demeure lorsque les différences
de caractéristiques entre les personnes concernées sont prises
en compte.
Puisque les hommes fondent un nouveau ménage plus souvent
que les femmes après un veuvage ou une séparation, il est possible
que ceux qui restent seuls soient les individus les moins résistants,
donc avec une mortalité plus forte. La répartition des tâches
dans le ménage rend par ailleurs les hommes moins autonomes pour vivre
seul, notamment aux âges avancés, et accentue pour eux le choc
d’une séparation ou du décès de la conjointe.
La séparation va de pair avec des risques de
mortalité accrus dans les milieux sociaux défavorisés
La prise en compte des caractéristiques sociales réduit
également la surmortalité des personnes séparées
par rapport à celles qui vivent en couple. L’inverse n’aurait
pas été surprenant : pour les plus de cinquante ans, les ruptures
d’union sont plus fréquentes dans le haut de la hiérarchie
sociale, donc pour ceux qui sont moins exposés au risque de décéder.
La baisse du risque de surmortalité des personnes séparées,
lorsqu’on le corrige des caractéristiques individuelles, traduit
en fait une plus grande fragilité des catégories sociales les
moins favorisées. Chez les hommes, les employés et les ouvriers
non diplômés ont un risque de décéder 2,1 fois plus
élevé que les cadres et les professions intellectuelles supérieures
s’ils sont séparés. Ce rapport des risques n’est plus
que de 1,6 pour les hommes en couple. Chez les femmes, les écarts de
mortalité selon la catégorie socioprofessionnelle sont de moindre
ampleur que pour les hommes. Toutefois, en cas de rupture d’union, les
employées et les ouvrières non diplômées ont un risque
de décéder supérieur à celui des femmes cadres (1,7
fois plus) alors qu’il n’y a pratiquement pas de différence
pour les femmes en couple.
Les personnes qui vivent seules après avoir perdu leur
dernier conjoint ont un risque de décès accru. Mais, contrairement
au cas de la séparation, cette surmortalité varie peu entre catégories
socioprofessionnelles, à âge, nombre d’enfants et statut
d’occupation du logement comparables.
Les risques de décès sont les plus faibles
avec deux enfants
À âge donné, le risque de décéder
des femmes n’est pas le même selon le nombre d’enfants qu’elles
ont eus. La courbe de la mortalité féminine en fonction du nombre
d’enfants a la forme d’une courbe en « U », avec un
risque minimum pour les femmes ayant eu deux enfants. Ce résultat persiste
lorsque l’on tient compte d’autres caractéristiques qui engendrent
des différences de mortalité, comme la catégorie socioprofessionnelle.
Des explications biologiques et médicales sont souvent
avancées : les femmes qui ont des problèmes de santé particuliers
n’ont pas d’enfant ou peu ; à l’inverse, la multiplication
des grossesses fragiliserait l’état de santé des mères
de famille nombreuse. En réalité, ces explications sont sans doute
partielles. Par nature, elles ne valent pas pour les hommes, qui connaissent
pourtant la même courbe en « U ». Celle-ci s’avère
même plus prononcée que pour les femmes. Les hommes sont d’autant
plus pénalisés qu’ils s’éloignent de la norme
des deux enfants. À milieu social donné, l’effet du nombre
d’enfants sur le risque de décéder pourrait refléter
l’équilibre trouvé entre les coûts d’une descendance
en termes d’efforts humains et financiers et ses bénéfices
sur l’espérance de vie liés à des conduites moins
risquées et à une meilleure intégration sociale.
Pour les personnes dont le conjoint est décédé,
la taille de la progéniture ne dit rien du risque de décéder
: ni chez les hommes, ni chez les femmes, il n’y a de différence
significative du niveau de mortalité selon le nombre d’enfants.
Par contre, les effets d’une séparation sont très atténués
chez les hommes mais plus marqués chez les femmes. Cette sensibilité
plus élevée de la mortalité féminine au nombre d’enfants
pour les mères séparées pourrait résulter de leur
plus grande proximité avec les enfants par rapport aux pères.
En effet, en cas de séparation des parents, les relations des enfants
sont plus fortes avec celui avec qui ils ont ensuite vécu, la mère
huit fois sur dix.
Source INSEE http://www.insee.fr
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Japon : la chute démographique se poursuit pour la seconde année
Document sans titre
Par YM www.agevillage.com
La population nippone a
baissé pour la seconde année consécutive, ont annoncé
jeudi les autorités, tirant la sonnette d'alarme sur les conséquences
de cette chute démographique, combinée à un taux de natalité
très bas, sur la croissance à long terme du pays et sa capacité
à maintenir à flot le système des retraites.
La population japonaise
s'est établie à 127,05 millions d'habitants au 31 mars, en diminution
de plus d'un millier et demi sur les 12 mois précédents, prolongeant
une tendance à la baisse enregistrée en 2006 pour la première
fois depuis le début des compilations statistiques démographiques.
La proportion de Japonais
âgés de 65 ans et plus atteint désormais un taux record
de 21%, ce qui le conforte dans sa première place mondiale. Le taux de
natalité du Japon se situe à 1,32%, soit bien en deçà
des 2,07% qu'il lui faudrait atteindre pour compenser le veillissement de sa
population.
Par YM www.agevillage.com
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Eté 2007 : la Fondation de France se mobilise pour combattre l’isolement des plus âgés
Document sans titre
La Fondation de France soutient,
partout en France, tout au long de l’année, des associations, des
centres sociaux et des établissements qui apportent des réponses
alternatives à l’isolement des personnes âgées.
250 projets de lutte contre l’isolement soutenus depuis 2001 « Vieillir
dans son quartier, dans son village » : c’est à partir de
ce souhait largement exprimé par les Français que la Fondation
de France soutient chaque année 35 initiatives originales qui répondent
à quatre critères essentiels : renouer des liens de voisinage,
rompre l’isolement, favoriser l’autonomie et valoriser les personnes.
Ces projets s’articulent essentiellement autour de 3 grandes thématiques
:
1. la mobilité : 14% des initiatives soutenues préviennent le
vieillissement en favorisant le déplacement
des personnes âgées en milieu urbain et périurbain.
2. la vie sociale et la lutte contre l’isolement : ces deux problématiques
représentent 35 % des
projets, une part en constante progression.
3. l’habitat : élément clé de la socialisation des
personnes, le logement regroupe 24% des projets
soutenus. À titre d’exemples :
- A Paris, Délidémo
propose un service de bibliothèque à domicile
Rassembler les générations autour du livre, c’est l’objectif
de l’association Délidémo dans le 12ème arrdt.
Avec l’aide de bénévoles, elle propose un service de portage
de livres à domicile. Un bénévole rend visite chaque
semaine aux
personnes âgées pour leur proposer un large choix d’ouvrages.
Ce moment est l’occasion d’un échange et la création
d’un véritable lien. Chaque lecture est l’occasion d’une
critique faisant l’objet d’un article dans « La Gazette
» de l’association.
- Les « veilleurs
de la vieillesse » brisent l’isolement des plus âgés
à
Voisins le Bretonneux (78) Pendant tout l’été, la coordination
gérontologique de Plaisir, met en place au
sein de la commune de Voisins le Bretonneux, un réseau de solidarité
en faveur des personnes âgées isolées de plus de 75 ans.
Une dizaine de bénévoles, des mères de familles et des
jeunes retraités soutenus par une quinzaine d’étudiants,
se relaient à leur domicile. Les visites donnent lieu à des
discussions ou des sorties permettant de briser l’isolement important
dans cette ville des Yvelines.
- Une association parisienne
rassemble sous le même toit, personnes âgées et étudiants
L’association PariSolidaire met en relation un senior (dit accueillant)
qui propose une chambre à son domicile et un étudiant (dit accueilli)
qui offre des
services ou une participation financière en échange de cet accueil.
L’association réalise une démarche de sélection
et d’accompagnement de ces « binômes » basée
sur les notions d’engagement, de solidarité et de citoyenneté.
Une charte
a été créée pour formaliser la démarche.
Cette initiative remporte un vrai succès. À ce jour, les 160
binômes constitués répondent efficacement à deux
problèmes : l’isolement des personnes âgées et la
pénurie de logements pour les étudiants.
- A Paris, jeunes et anciens
se retrouvent à « La Maison Ouverte » pour partager ateliers
créatifs et activités corporelles
« Vieillir c’est s’épanouir, découvrir et
faire grandir ses talents ». C’est le credo de Gisèle Bessac,
directrice de la Maison Ouverte, lieu de ressources pour les personnes âgées
du 14ème arrdt. La Maison ouverte offre à la fois un accueil,
une écoute, des activités corporelles, artistiques et culturelles
(groupes de discussion et consultation avec un psychologue, danse et mouvement,
couleur et image, chant, yoga…). Du 16 juillet au 31 août 2007,
ce sont des ateliers de toutes natures qui sont proposés : confiture,
tai chi, peinture et photo…l’occasion pour toutes les générations
de se retrouver autour de passions communes.
-
Photo
de famille à Fournels
Concilier dans un canton rural action culturelle, logement social et lien
intergénérationnel, c’est le défi relevé
par le maire de Fournels, en Lozère. Du 14 juillet au 15 août,
des ateliers photos sont mis en place à l’intention de 15
résidents de la maison de retraite de la commune, âgés
de 82 à 90 ans.
L’objectif : créer un livre retraçant l’histoire
de chacun à travers prises de vues et recueil de témoignages.
Quelques chiffres sur
l’isolement des personnes âgées en France:
Un Français sur cinq a aujourd’hui 60 ans ou plus, soit 12,7
millions de personnes1. Parmi
elles, 4,3 millions ont plus de 75 ans. En 2050, 22,3 millions de personnes
auront plus de 60 ans, soit
le tiers de la population totale.
37%2 des français de plus de 60 ans déclarent « Vivre
seuls, sans conjoint ni personne
d’autre ». Leur proportion a triplé depuis 1962. À
cet isolement résidentiel, souvent synonyme de
rupture du lien social, s’ajoute un sentiment de solitude qui se fait
croissant avec l’âge.
La solitude frappe d’abord les femmes : 1 femme sur 5 de plus de 75
ans vit en couple contre 2
hommes sur 3 aux mêmes tranches d’âge.
Le vieillissement isole. L’âge charnière se situe entre
79 et 83 ans, âge où la perte du conjoint, des
douleurs physiques plus présentes, une perte d’autonomie, renforcent
le sentiment de solitude.
Hormis le facteur de l’âge, de multiples variables entrent en
jeu :
23% des plus de personnes de plus de 84 ans vivent seules ou à deux.
La fréquentation d’un
groupe ou club décroît avec l’âge passant de 66%
pour les sexagénaires à 37% pour les plus âgés.
Une
personne sur 5 a souffert « d’un état dépressif
» à un moment donné 4.
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Canada : forte hausse du nombre de centenaires
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